mardi 25 septembre 2012

Bali

L'arrivée dans le port de Benoa n'est pas évidente du tout et on est bien content que Diogo nous laisse utiliser ses lignes gratuitement. En effet, Magalyanne est arrivé de nuit, et s'est pris un filet de pêche dans l'hélice. Le moteur s'arrête, et le bateau va droit sur le récif qui longe le chenal étroit. L'ancre est jetée et ils passeront la nuit comme ca avant d'être remorqués par la Rescue team locale, qui a un sens de l'urgence très relax. Bref, galère. Un peu plus tard, un autre bateau passera la nuit sur le flanc, couché sur le récif à cause de la barge qui drague en lieu et place d'une balise verte, non remplacée. Peu de solutions s'offrent aux plaisanciers à part oser aller à taton avec la quille trouver une place où jeter l'ancre, grands tirants d'eau s'abstenir, les lignes au ras du banc de sable comme nous, ou la marina mais qui est bien chère pour le niveau des pontons et le niveau de vie locale.
On rencontre très vite Raul et Marina, capitaine et cuistot, sur un beau bateau classique Mendrugo, parti il y a 12 ans de Palamos. Grâce à eux, on va tout trouver très vite: un soudeur, un scooter, de bonnes adresses, etc. La boite de quille a besoin d'une petite modification, direction donc le soudeur. Wyan parle peu anglais mais il comprend très bien ce que l'on veut. Quel plaisir d'avoir à faire à une personne compétente. Il a fait aussi de très belles pièces pour Raul, et ce malgré un atelier des plus rudimentaires.
Direction Kuta pour admirer le haut centre touristique de l'île. Une myriade de rues minuscules remplies d'échoppes à touristes, et surtout une longue plage droite où il y a un loueur de planches de surf tout les 10 mètres, avec cours à l'appui. Une véritable industrie, avec en supplément, les glacières de bières Bintang fraiches, les masseuses, les tatouages, les breloques, toute une industrie. Voilà, il fallait le voir, on ne s'y attarde pas.
La circulation routière est super sport ici. Ça double dans tout les sens, les priorités au carrefour sont très floues. Le but est d'éviter tout contact, donc les scooters oscillent tous ensemble, tel un banc de poissons, collés les uns aux autres, mais jamais à se toucher. Les changements de direction se font sans regarder les rétroviseurs, donc c'est quand on veut, où on veut, et passer en sens interdit est aussi très courant. Autant dire qu'un temps d'adaptation s'impose. Le scooter est un super outil car on passe partout, et l'esquive est plus rapide qu'en voiture. On testera aussi la corruption locale. Un policier nous arrête à un carrefour pour arrêt sur passage piéton effacé et contrôle des papiers. La tactique est de dire que notre permis n'est pas valide, puis nous annoncer un prix élevé pour l'autre infraction. Ensuite, on feint d'avoir autre chose à faire avec la circulation histoire de laisser mariner le touriste blanc pas habitué à contempler le temps passer. Et là, si tout va bien, le blanc est pressé et sort les billets. Disons que nous avons su rester patients. Alors on discute, on propose d'appeler l'ambassade française pour lui prouver la validité du permis. Au fond, est ce vraiment nécessaire? L'agent baisse les bras, mais ne démord pas pour le passage piéton. On continue donc à discuter, l'infraction passe de 250 000 à 50 000 rupiah. L'accord est entériné, nous n'aurons pas de reçu pour cette dépense et nous nous quittons bons amis.
Le scooter, fut notre meilleur allier lors du séjour. Il y a de tout à Bali, mais il n'est pas évident de trouver ce qu'on veut sans faire d'interminables km à chercher la bonne boutique pour un outil, ou pour un moteur hors bord. Dans toutes ces pérégrinations, on se perd régulièrement et tombons ainsi sur un petit quartier d'artisans à Seminiak dont une belle boutique de colliers Papous.
Entre temps, nos problèmes moteur ne sont pas résolus. Après de multiples contrôles, aidé par les conseils de Georges et Hervé, le diagnostic reste incertain. Ainsi nous faisons appel à un mécano de la marina. Ce dernier part avec nos injecteurs, les passe au banc et revient avec. Pas de soucis de ce côté. Il semblerait que la transmission soit en cause, hors pour réparer il faut sortir le bateau. Le seul moyen de voir la quille hors de l'eau à Bali et d'aller se poser sur le banc de sable, avec des sacs de sable bien agencés puis attendre la marée. Le Capado n'est pas conçu pour ce genre d'exercice. Tant pis, le moteur va bien en avant, donc on attendra un deuxième diagnostic à La Réunion, prochaine étape où il y a un technicien Nanni Diesel.
Aujourd'hui, direction le sud de l'ile. Passage par Jimbaran pour le marché au poisson, mais soit il était fermé, soit on l'a raté. On passe donc par Balangan en tentant de longer la côte, sans route côtière, donc en se perdant, en multipliant les demi tours et apprécier chaque petit coin. Balangan est magnifique. Une belle vague avec quelques surfeurs bien motivés, un enchainement de cahutes le long de la plage avec vue sur le spot. Vraiment beau. Le temps de siroter un jus de banane et on reprend les petites routes plus ou moins carrossées vers Biging beach. Un lieu très étrange. On débouche sur un bon paquet de logements pour surfeurs, accrochés à la falaise. On déjeune dans un d'eux. Le surfeur doit bien choisir son timing pour se jeter à l'eau, sinon c'est retour sur les cailloux.
On arrive ensuite sur le site très réputé de Padang Padang. La compétition Rip Curl Pro y a lieu, mais pas aujourd'hui pour manque de vague. La réputation du lieu attire les touristes en masse, à tel point qu'il faut faire la queue pour accéder à la belle plage par une fente dans la roche. Les places sont comptés sur ce petit bout de sable. Très joli mais trop bondé. On continue vers le temple d'Ulu Watu, le pura Luhur Ulu Watu, jonché en haut d'une grande falaise frappée par la houle de l'Indien. Attention aux singes voleurs de lunettes et tout objet qui les intéresse. On range bien tout, mais d'autres se sont fait piéger. Du coup les gardiens tentent de troquer les lunettes volées contre un fruit. Parfois, le singe n'a pas faim et garde son trésor. La partie intéressante du temple est fermée au publique, on peut juste apprécier les entrées et les statues gardiennes des lieux. Belle balade néanmoins. Comme Balangan nous a tapé dans l'œil, on y retourne pour le diner. Un français installé ici cherche des partenaires de volley. En avant pour une belle partie jusqu'à la nuit.
Pour faire de bonnes affaires à Bali, le marché de Denpasar est un must. Tout ce qui est dans les boutiques souvenirs est aussi au marché. C'est une ruche infernale, avec la nourriture au rez de chaussé, les habits au premier, les souvenirs au second, et l'artisanat plus évolué au troisième. Deux blancs là dedans sont vite pris pour cible. En général, une ou deux personnes nous pourchassent en nous proposant de nous aider en nous faisant faire le plus de détours possibles pour nous proposer tout ce qui s'y vend. A chaque boutique, le commerçant vous accueille avec un « hello » et si vous continuez sur votre lancée, vous salue avec un « just looking » désabusé. Ici, si tu regardes, il faut négocier. On repart avec quelques souvenirs âprement négociés, c'est tout un jeu.
Le soir, Marina et Raul passe voir le Capado de plus près avec leur belle annexe à voile. On a reçu aussi la visite de Hans et Simon, envoyés par Raymarine, pour venir vérifier l'installation du pilote et voir ce qui ne va pas avec ce dernier. Comme le technicien de Darwin avait été plus qu'inutile, on fonde de grands espoirs sur cette visite. Hans et Simon sont d'accord avec nous, il faut réparer, et l'installation est conforme. Simon repart donc avec le pilote pour Java.
Voilà, le bricolage du bateau est fini pour l'instant, allons explorer le reste de l'ile. Départ au petit matin de Benoa, direction Ubud. Un peu de visite des rizières alentours, des quelques monuments puis nous allons profiter de notre chambre dans le Hibiscus cottage. Grand lit, et immense baignoire. On avait presque oublier le plaisir d'un bon bain, ca change du bateau, et du sceau d'eau de mer dans le cockpit. Le soir, spectacle de danses traditionnelles très différent de ce qu'on connait. De belles danses sur des rythmes changeants, de beaux costumes.
Le lendemain, on reprend la route vers le nord et les volcans. Plus on monte, plus il fait froid, même sous ces latitudes équatoriales. En route, notre roue arrière crève. Pas de panique, c'est le pays du scooter et de la débrouille. On investit dans une nouvelle chambre à air et reprenons notre ascension. Sur la crête, le village est en tenue de célébration, quelque chose se trame. On gare le scooter et nous joignons à la foule, autant que possible quand on les 2 seuls blancs en tenue occidentale. Veille du jour de crémation, des offrandes sont amenées par des femmes de chaque famille. Les offrandes ont une photo du défunt, des sarongs (paréo local qui sert de tenue traditionnelle), des ornements et plein d'autre détails. Tout ceci posé sur la tête des femmes. Il doit y en avoir pour 40 kg, la crainte de la chute est palpable. Ainsi une colonne d'une bonne centaine d'offrandes se forment. Au passage, une vendeuse nous alpague pour qu'on soit en tenue de cérémonie, une bonne négociation et nous voilà équipés. C'est parti, la procession démarre, la circulation est bloquée, en route pour un petit temple un peu plus bas. Les femmes porteuses se relaient et tout le monde se bouscule pour suivre son défunt et la cadence. Toutes les offrandes sont déposées en attendant la crémation le lendemain. On remonte donc vers notre scooter pour aller au lac Batur, capitale de minuscules stations thermales, on est au milieu des roches volcaniques et des broussailles, changement de décor radical. Le temple tout au bout est très joli mais peu utilisé. Un peintre nous fait le guide, mais il parle peu anglais, et notre indonésien a encore quelques énormes lacunes. Autant dire qu'on a rien compris aux explications sur les différents cultes et les significations. On aura au moins appris a bien mettre notre sarong, à la façon balinaise.
En route pour Sidemen, pour notre hôtel du soir. Descente du volcan, puis chemin détourné entre les rizières aux milles variantes de vert. Les nids de poule sont la norme sur les routes. Un peu d'inattention et hop, un nid. A ce régime, on crève une seconde fois, dans une vallée ou le blanc ne vient pas souvent. Heureusement, le mécano parle un peu anglais. Au fur et à mesure de la réparation, les membres de la famille viennent nous observer. On tente de discuter, mais on finit surtout par rigoler de ce dialogue de sourd. La règle de l'hospitalité et d'assoir les visiteurs, même si ce dernier veut rester debout pour cause de mal au postérieur après tout ce temps sur une selle. Autant ne froisser personne et s'assoir. On arrive à l'hôtel vers 17 h et des paysages pleins les yeux. Depuis l'hôtel, on voit le volcan, complètement dénué de nuage, suffisamment rare pour être noté. Diner sur place, bon dodo, et c'est reparti. Objectif, le petit temple perché sur la crête en face de l'hôtel. On débarque au milieu du séchage des clous de girofle. Toute la vallée embaume. Un peu de grimpette et on arrive au temple, où un petit homme avec sa faucille sort des buissons. Il s'improvise comme notre guide. Le temple est fermé, mais grâce à Ketut, on suit un chemin vers un point de vue grandiose sur la vallée de Sidemen, Lombok en face, et Klunkung à droite. On retourne ensuite à Ubud pour assister à la crémation d'un membre de la famille royale. On s'installe sur le site en avance pour ne pas être débordé par la foule. Le taureau, le dragon et l'immense tour sont transporté par les hommes depuis la place principale jusqu'au cimetière. Là attendent la tente pour le taureau et le dragon, ainsi qu'une rampe géante. La tour se place tant bien que mal devant la rampe, ainsi le corps du défunt est transféré sur la rampe de la tour au taureau. Enfin ce dernier, ainsi que le dragon (représentant la sagesse) sont incendiés. Tout le monde se presse pour voir toute la cérémonie. On regrette juste un sans gène de beaucoup de touristes pour réussir la photo parfaite, au risque d'entraver le bon cours de la cérémonie. Impressionnant en tout cas de voir tout le travail réalisé pour les défunts.
Arrivent dans la marina Julio et Soledad, sur Ilusion, nos voisins dans Blackwattle bay à Sydney. Du coup, diner dans un petit resto avec eux, Raul et Marina, Dick d'un autre bateau, Wyan son boat captain et Lenon (serveur du bar de la marina) avec sa femme et son fils. Trop sympa de retrouver Ilusion après tant de temps. Ce sera rapide vu qu'ils laissent le bateau à la marina et décollent pour Lanzarote y travailler un peu comme caricaturistes.
On refait un peu de bricolage, puis de nouvelles « vacances » se profilent. Jean Luc nous parle de courses de buffles dans le Nord Ouest, c'est un bon prétexte pour repartir en expédition. Nous en scooter et Jean Luc, Marie Christine et Fanny en voiture. On tente d'aller voir le temple Pura Tanah Lot, perché sur un rocher, sur l'eau, mais on arrive au milieu d'une véritable foire aux touristes, pour un tout petit temple, donc on continue notre route en slalom entre les rizières prêtes pour la récolte et donc couvertes de mobiles en bambou pour faire du bruit, de sac plastiques suspendus en l'air, pour faire fuir les oiseaux. Nos tentatives de trouver un chemin détourner et éviter la grand route sont infructueuses. On prend une route vers la mer et celle ci devient de plus en plus chaotiques avant de finir en chemin de terre puis la plage. On passera dans un village complètement décoré pour une célébration, plus on avance et plus on voit de couples en tenues de fêtes et du riz collé au troisième œil (offrande pour avoir de bonnes récoltes). Sur la plage, le parking est rempli, le temple pris d'assaut. Tout le monde déjeune autour des roulottes de bakso (soupe locale avec des boulettes). Décidément, il y a tout le temps quelque chose à célébrer à Bali. Dans une autre tentative de détour, on se retrouve au milieu de rizières et trouvons un petit Warung (restaurant local et pas cher) seul perdu au milieu de rien. Record battu, on déjeune pour 17000 rph, soit 1,50 euros pour deux. C'est un autre attrait de l'ile, il est souvent moins cher de manger dans des warungs que de cuisiner soit même. Il faut juste supporter les piments qui assaisonnent fortement la faible gastronomie Balinaise.
Retour donc sur la rue principale qui supporte tout le trafic entre Denpasar, capitale de Bali, et Java. Le balinais est en général détendu, sauf sur la route, où Fangio lui même se ferait peur. Les bus et camions font la loi. S'ils doublent, il faut trouver le bas côté très vite. On arrive en début d'après midi à Negara, dans notre hôtel bon marché. Par chance, nous tombons sur le festival International de Jegog. En gros, pleins de troupes de percussionnistes sur d'énormes xylophones en Bambous sont en compétition. Ca fait un bruit énorme quand ils s'y mettent tous. Les instruments sont superbement décorés avec des masques traditionnels, des sculptures et toujours plein de dorures. A l'arrière, les basses constituées des bambous de gros diamètres, puis plus on avance, plus on trouve les aigus. Décidément les rythmes Balinais sont durs à suivre. On visite aussi le temple qui est immense et pas indiqué dans les guides. Puis on retrouve Magalyanne pour la grande soirée. On commence par des danses, puis différents types de percussions. Enfin on mélange le tout, on y rajoute des chants un brin stridents. Et enfin le clou du spectacle, le groupe rock star arrive sur scène. Mélange de Hard Rock, de percussions traditionnelles, de danses et de soupe de variété. Ça frise le ridicule. Nos oreilles ne tiennent plus et nos plombages ont tous sautés, on se rabat sur le warung d'à côté.
Le lendemain, les courses de buffles sont à Tuwed, un village voisin. Les buffles sont attelés par 2 et tractent une petite charrette avec le jockey debout dessus, tenant les rennes d'une main, et de l'autre un bâton rempli de clous en guise de cravache. Et c'est parti pour une course poursuite au milieu des rizières. L'attelage qui rattrape son prédécesseur a gagné. Au retour, on voit bien où les coups de bâton sont tombés, le buffle a la fesse en sang. Un peu barbare comme façon de faire avancer l'animal. La ferveur des jockey a matraquer les bêtes est impressionnante. Même a 2 mètres de la fin, un dernier coup s'impose. Les attelages vont en gros à 30 km/h dans un beau nuage de poussière. Les possibilités pour doubler sont faibles, mais certains tentent quand même, près à risquer de tomber dans les ravins de chaque côté de la route. Ce que fera un attelage qui perd le contrôle juste en rentrant au stand. Puis les compétiteurs rentrent chez eux soit toujours attelés, soit en camionnette.
Plus loin, on passe par un festival de cerf volants, mais il est un peu long à démarrer et on a encore de la route à faire. Dans cette région, on se sent vraiment dévisagés par les locaux, observés comme des bêtes curieuses. En général, quand on passe en scooter dans les villages, on est regardé avec un air louche, mais il suffit d'un sourire ou d'un salut de la tête de notre part pour que leurs visages s'illuminent d'un grand et franc sourire. Les enfants nous crient « Hello » à tout bout de chant, et les ados débitent un peu tout ce qu'ils connaissent en anglais, toujours en se marrant comme des baleines. Dans un de nos nombreux détours, on tombe sur une grande affluence d'hommes en civil entassés sous une tente. On décide de jeter un coup d'œil et assistons à un combat de coqs. Les gens crient dans tous les sens, agitant leurs bras pour faire monter les paris, les bookmakers sont aux affaires et, franchement, on ne sait pas comment ca fonctionne. Puis le silence se fait et le coq blanc fait face au coq noir. En 2 minutes, la messe est dite, victoire du coq blanc par KO sanguinaire. On se passe les billets selon qui a perdu ou gagné.
On continue de grimper de plus en plus pour arriver à Munduk, petit village perché sur une crête avec une rue principale et pas mal d'hôtels. En chemin, la végétation change. Les rizières laissent place au café, cacao et clous de girofles récoltés avec d'immense échelles de bambou haubanées pour atteindre les sommets. L'échelle est un bambou droit avec des marches qui sortent de chaque côté tel un mat de bateau. Ensuite quelques ficelles bien placées maintiennent l'échelle en place. A 10m de haut, il vaut mieux être bien arrimé. Nous retrouvons Magalyanne à l'hôtel et allons diner dans un warung avec une vue imprenable sur la vallée.
Notre périple nous conduit au lac Bratan. Nous y arrivons juste à temps pour grimper dans le bateau loué par Jean Luc et Marie Christine afin d'aller voir le temple, Pura Ulu Danu Bratan, depuis l'eau. Le lac est vraiment très beau, seule une mosquée énorme à l'architecture douteuse ne colle pas vraiment dans le paysage. Séance photos depuis le bateau, puis on va au temple mais à pied. Une très belle visite. En chemin vers Penebel, là encore, le cadre change radicalement, nous tombons dans la vallée du poulet. Des élevages de poulet partout, donc ca refoule pas mal. Puis retour au bateau avant d'aller retrouver Catafjord de Dominique et Malou au mouillage de Serangan. Soirée animée entre les équipages de Magalyanne, Capado et Catafjord.
Il faut maintenant penser à la phase suivante, c'est que nous avons des invités de marque qui arrivent. Course de bouffe, coiffeur et autres réjouissances. Le coiffeur fut tout une aventure. Pour 12000 rph, on a le droit à une coupe, puis, et c'est là que c'est étrange, un massage capillaire avec du baume du tigre en bordure du cuir chevelu. On finit par un coup de brosse comme pour les chevaux pour enlever les cheveux coupés. Le massage est vraiment un pilier de la culture Balinaise. On déjeune avec Magalyanne et Catafjord dans ce qui était devenu un peu notre cantine, un warung à côté du port de pêche où l'on se sert d'une portion de riz et on choisit dans le buffet ce que l'on veut, arrivé au bout, on nous donne un jeton avec le prix de l'assiette qui varie selon l'humeur du restaurateur, la tête du client et l'âge du capitaine.
On va chercher Sara et Etienne à l'aéroport. Capu et Sara repartent en taxi alors qu'Etienne monte sur le scooter. En route pour le bateau. Un bon déjeuner dans notre cantine pour les mettre au parfum puis direction Sanur et son spot de Kite. La négociation avec les bemos (petit bus locaux) fut des plus agités. Finalement, Capucine et Sara sont embarquées. Nous partons devant avec Etienne pour louer un scooter. Petit tour sur la plage puis on se jette dans la circulation aller voir le coucher de soleil depuis Seminiak. Une super soirée sur la plage qui sera prolongée par la perte des clés du scooter d'Etienne. On cherche le sable mais rien n'y fait. Heureusement, tout est possible à Bali. Un serveur appelle son ami qui vient avec des clés vierges et va pendant une heure travailler à la lime pour faire une nouvelle clé. Le tour est joué, elle est comme l'originale et on peut rentrer au bateau.
Alors qu'Etienne se lance dans une belle session de Kite, Adrien va chercher Amaury à l'aéroport. On se retrouve tous ensuite pour un déjeuner sur la plage.
Au petit matin, nous larguons nos lignes mais c'est un tel foutoir là dedans qu'on a un tour mort entier autour de la quille. Plonger dans cette eau boueuse dès le matin n'a rien de réjouissant. Le Capado est enfin libre et nous quittons Benoa, direction Amed au nord de l'ile. La navigation est très changeante, avec un fort courant dans le pif et un vent qui nous fera sortir toute la garde robe. Le pilote étant toujours à Java, Amaury ne lâche rien et barrera la majeure partie de la navigation. C'est au milieu d'une flottille innombrable de pirogues et de radeau (pièges à poisson pour qu'ils restent sous le radeau, tel les dorades) que nous arrivons dans une petite baie, tout juste pour le coucher du soleil le long des volcans. Par chance il y a 2 bouées. Le fond étant très à pic, on est bien content de cette aubaine. Vite tout le monde à l'eau pour vérifier le corps mort d'une part et se rafraichir. Pour notre plus grand bonheur, l'eau est limpide avec une grande visibilité, et le corps mort semble bon. Le cadre étant vraiment époustouflant, on décide d'y rester le lendemain.
Snorkeling le matin puis Sara et Etienne se lancent dans de la plongée, première fois pour Sara, alors qu'avec Amaury, nous visitons le lieu, profitons de la plage de galets noirs avant une partie de volley endiablée d'abord avec 3 enfants puis les enfants fatigues et le relais est pris par un balinais de notre age, ainsi qu'un français. La balinais est franchement bon, il rattrape absolument tout, ce qui rend les balles infinissables. Bien crevés, un bon bain s'impose avant le bon apéro sur la plage.
Cap sur Gili Air, petite ile au Nord Ouest de Lombok. Vent plus clément cette fois, on croise quelques cargos puis l'archipel des Gili se dévoile. En arrivant, le moteur refait des siennes. Quelques tours dans l'eau, enfin il démarre. Balade sur l'ile dédiée intégralement au tourisme et surtout à la plongée sous marine. D'ailleurs Etienne et Sara réservent une plongée pour le lendemain.
Au matin, nos invités vont sur l'ile alors qu'un peu de couture s'impose sur la GV. Chacun d'un coté et on se passe l'aiguille. Nous faisons la rencontre de Badinguet, un bateau que nous suivions par leur blog car riche en information sur nos différentes escales. Ça y est, nous les avons rattrapé. Amaury, Capucine et Adrien tentent de chasser à l'entrée de la passe, mais point de langouste. Heureusement, Amaury trouve un beau clam qui sera grillé le soir même au barbecue du restaurant où nous profitons d'énormes brochettes.
Le retour vers Bali sera bien plus rapide que l'aller, avec le courant dans le bon sens, ca change tout. On aura même un petit thon parfait en tartare pour l'apéro. Au petit matin, 4 heures, nos invités repartent en avion direction Hong kong pour Amaury et Java pour Etienne et Sara qui continuent leurs vacances. Ce fut une super semaine, et la vie à cinq s'est bien passé malgré la taille du bateau. Sara pour sa première fois en bateau est resté vaillante, donc chapeau.
Il est temps de partir, notre visa s'arrête sous peu, donc on s'active. Plein de bouffe, d'eau, papiers de sortie avec le marathon des 6 différents bureaux. On récupère enfin notre pilote, réparé comme il se doit, ouf. Une dernière soirée à bord de Catafjord avec l'équipage de Badinguet. Cette fois ci, nous prenons le relais, à nous de leur filer des infos pour la suite du périple. Au petit matin, nous quittons Serangan sous les coups de corne de brume de Pascale et Benoit sur Badinguet, direction Cocos Kealing. Nous avons vraiment été sous le charme de cette île aux milles facettes et à la population toujours sympathique et prête à vous aider..
 

1 commentaire:

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