jeudi 11 août 2011

Los Roques et Las Aves, Iles du Venezuela

Départ pour Los Roques le 28 juillet 2011, aux aurores (6h20), sous spi de tête et GV haute.
L'idée est de rejoindre Los Roques avant la nuit du lendemain. Tout se présente bien, Capado glisse dans un alizé de 12 noeuds.
Baptême du feu oblige, Augustin s'est fait les muscles en remontant les 2 ancres, et Claire aussi en hissant la GV. A la lisière du plateau sous marin qui s'étend au sud de Grenade, notre premier thon est enfin à bord. On se croyait maudit vu qu'une demi heure avant, c'était encore un barracuda qui mordait. Au menu du déjeuner, thon à la provençale avec du riz, un régal!
Le vent se maintient et glissons régulièrement à 10 noeuds donc la nuit s'annonce au mieux, cette fois ci sous spi fractionnel et 1 ris dans la GV. Les équipes de quart sont Adrien et Claire, Capucine et Augustin.
En pleine nuit, Claire et Adrien reçoivent la visite de quelques dauphins visibles seulement par leurs traînées phosphorescentes de planctons. La grande classe! Le ciel est magnifique car peu nuageux et sans lune, des étoiles à perte de vue.
Le lendemain, deuxième thon dans l'après midi, c'est l’opulence. Au menu du soir, tartare de thon, première fraîcheur!!!! Hormis ces réjouissances, le vent mollit trop malgré toute la toile dehors, et nous serons trop tard pour arriver à l'archipel de Los Roques avant la tombée de la nuit, nous empêchant à 1h près d'envisager un slalom à vue entre les coraux. Nous décidons donc de rejoindre directement cayo de Agua à l'ouest de l'archipel à vitesse super réduite en zigzagant dans l'eau pour tuer le temps et ainsi nous frayer un passage au petit matin jusqu'au mouillage. Augustin à la barre, Claire et Capucine à l'avant pour visualiser les bancs de coraux et Adrien à la carte et sondeur.
Le lieu est superbe, entre plages de sable très fins, eau turquoise et fonds sous marins peuplés de superbe coraux et poissons. Depuis le départ, c'est sans doute le plus bel endroit où Capado mouille. Aucune civilisation, seuls 3 bateaux sur place. A peine le petit déjeuner enfilé, nous sautons tous à l'eau pour visiter un banc de corail voisin. Juste superbe, le statut de réserve de l'archipel permet une grande vie sous marine. L'après midi, balade sur l'île et découvrons une langue de sable reliant l'île principale à l'île du phare. Phare en anneaux de fibre de verre posés les uns sur les autres. On est loin de nos phares breton en granit.
Jour suivant, direction un autre banc de corail encore plus beau que celui de la veille. Nous nous faufilons au milieu d'architectures improbables avec des autochtones plus colorés les uns que les autres. On en redemande et nageons jusqu'à plus soif. L'après midi sera consacrée au tournage du futur court métrage d'Augustin et Claire alors que Capucine et Adrien s'aventurent jusqu'au phare mitraillant de photos tout ce qui les entoure. Il faudra y revenir avec plus de temps. Rien que dans notre coin, on n'en a vu qu'une infime partie, alors l'archipel entier nécessite et mérite d'y passer un temps certain.
1er aout, départ pour Las Aves, archipel plus à l'ouest distant de 33 miles nautiques. Nous commençons sous spi avec tout dessus, mais le vent tombe vite et nous contraint au moteur. Nous arrivons juste avant le coucher de soleil avec encore un beau slalom entre les coraux pour atteindre notre mouillage. Cette fois ci, il y a un peu plus de monde, dont quelques bateaux français. Juste en arrivant, un barracuda énorme mord notre rapala. Ses dents sont impressionnantes!!!! Nous l’assommons à coup de lampés de rhum pour dégager les hameçons sans risquer d'y laisser un doigt ou deux. Au moment de le remettre à l'eau, le verdict est sans appel.... mort suite à un coma éthylique.  Avant ça, nous avons attrapé un tout petit thon qui agrémentera notre apéro. Cette fois ci, pas de plage, mais une superbe mangrove remplie de Boobys à pâtes rouges ou bleues, ainsi que des frégates et quelques Goélands.
En soirée, nous mettons à profit le livre offert par Pierre et Nicole pour repérer les étoiles et les constellations.
Au petit matin, direction le banc voisin pour chasser, mais point de langoustes. La proximité du mouillage et des autres bateaux ont du avoir raison des ressources locales. Un baroudeur français nous annonce qu'il va loin sur le récif pour se servir. Hors notre modeste annexe, bien que vaillante, ne permet pas de telles distances.
Du coup, l'après midi, nous longeons la mangrove en annexe pour observer les oiseaux qui font un vacarme constant. Ça papote dur sur les branches et les relations de voisinages sont bien bruyantes. En tout cas, nous prenons un maximum de photos, admirons toutes ces espèces de près et sommes au premier plan pour témoigner de quelques scènes de chasse viriles à coup de plongeons supersoniques, plus ou moins fructueux. 
Au cours de notre balade, nous trouvons un trou dans cette végétation nous permettant d'accéder à la terre ferme. Après la traversée d'une petite clairière, nous sommes face à une sorte de sanctuaire où chaque bateau de passage à laisser soit un caillou gravé, soit un bout de bois peint. Un peu de tournage pour Claire et Augustin et nous rentrons vite au bateau avant de se faire dévorer par les moustiques nombreux et voraces.
Demain, nous attendons du vent, donc préparation du bateau en conséquence afin d'être au mieux pour rejoindre Bonaire à 57 nm de là.
Ces 2 archipels sont absolument superbes, avec tellement de vie dans les airs comme sous l'eau. Nous avons vécu là un grand moment esthétique.

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